Ressources
L’altitude qui varie de 1 200 m à 1 800 m. C’est une commune qui présente un relief montagneux et sillonné par des dépressions étroites aménagées en rizières. Le relief est caractérisé par un paysage de collines caillouteuses et/ou boisées, et de rizières en gradin. Les bas fonds sont aménagés en rizières dont l’importance en superficie varie d’une localité à l’autre : plus étendue dans la partie sud, réduite dans la partie nord.
La commune est traversée par les rivières de : Vatambe qui prend sa source à Analasarotra dans le fokontany d’Ankazondrano Nord ; de Tsimiariloha qui vient de Fandànana ; et de Behena qui passe par les plaines de Vohibolo et d’Andranonahoatra. Elle a un réseau relativement dense de sources et de petits ruisseaux dont l’eau abonde en saison pluvieuse, mais est tarie en saison sèche.
La formation pédologique dominante est caractérisée par une association des sols ferralitiques rouges, et jaunes/rouges. Les collines sont, soit occupées par des reboisements de pinus et d’eucalyptus, soit exploitées en agriculture vivrière. Les pentes sont aménagées en gradins de rizières, et les bas fonds en casiers rizicoles.
Le climat est de type tropical d'altitude à deux saisons très marquées. Il est caractérise par une saison chaude et pluvieuse d’octobre à avril, et une saison froide ou tempérée qui va de mai à septembre.
La pluviométrie moyenne est de 1 500 mm par an, et varie de 1200 à 1600 mm selon l’année et la localité. Il peut y avoir des grêles durant la période pluvieuses.
La température moyenne de l’année varie entre 16 °C à 18 °C. Durant la saison froide, la température moyenne est de 7°C, et peut descendre jusqu'à 5°C. On y rencontre des rosées et des brouillards matinaux. Il peut y avoir des gels. Pendant la saison chaude, la température moyenne tourne autour du 25 °C, avec un maximum variant de 29 °C à 30 °C.
La commune est riche en graphite (l’exploitation ne se fait plus en ce moment), et en or (exploité de façon désorganisée par des paysans résidents ou des exploitants venant de l’extérieur).
La végétation naturelle est caractérisée par : la prédominance d’une grande étendue de mosaïque de savanes herbeuses à Hyparrhenia et d'Hétéropogon, et de forêts de reboisements à base de pinus et d’eucalyptus. On peut aussi noter la présence des îlots de forêts naturelles et de mimosas. La superficie totale en forêts (naturelles, artificielles) est de 919,24 hectares. Aucune forêt de la commune n’est classée pour la conservation.
La commune est riche en sites historiques tels que des grottes, et des collines sacrées. Ils constituent un potentiel touristique malheureusement non exploité (voir paragraphe sur le tourisme)
Situation générale en espace cultivable et cultivé
Faute de données actualisées, nous ne pouvons reprendre ici que celles de l’année 2001 (Source : PCDC Fandriana, 2001) :
- Superficie totale de la commune : 25 000 hectares
- Superficie totale cultivable : 17 000 hectares
- Superficie totale cultivée : 3 031 hectares
- Superficie totale en riziculture : 720 hectares
Production
La commue de Fandriana offre une très grande variété de produits agricoles. Les cultures vivrières y sont dominantes : riz, haricot, patate, manioc, maïs, pomme de terre, autres (taro, voandzou). Elles sont surtout destinées à l’autoconsommation. Les cultures de rentes ont été limitées en superficie (arachide, café, canne à sucre, cultures maraîchères, arboriculture fruitière)
Mode de cultureLes pratiques culturales sont essentiellement traditionnelles. Les cultures les plus améliorées concernent uniquement la riziculture irriguée et utilisent des techniques de Système de Riziculture Améliorée ou Système de Riziculture Intensive, avec des semences de nouvelles variétés (X 265, 1632, autre) et des engrais. Les variétés locales de riz les plus répandues sont : vary telo volana, vary tokambana. Les autres variétés de riz utilisées varient d’une localité à une autre. Les cultures sèches sur tanety sont le plus souvent associées (manioc + maïs + haricot). C’est une stratégie pour réduire les risques et valoriser au mieux le peu de superficie disponible.
Type de matériel agricole
Les moyens de production sont généralement traditionnels et rudimentaires : les bêches et les pelles étant les outils universels utilisés pour la préparation des sols, le semis et l’entretien de toutes les cultures, et les soubiques pour le transport et le stockage. Les autres outils agricoles sont plus rares, et utilisés surtout soit par les ménages riches, soit en usage collectif par le système d’échanges et d’entraide :
- En culture attelée de traction bovine : la charrue (pour le labour), la herse (pour la mise en boue des rizières) et la charrette (pour le transport)
- En culture manuelle : la houe rotative (pour le sarclage de la riziculture irriguée), le pulvérisateur (utilisation récente pour le traitements des cultures et le déparasitage externe des animaux)
Le système de stockage
Le système de stockage est traditionnel. Les produits une fois récoltés et séchés, les denrées alimentaires sont mises dans des sacs en jute ou laissés en vrac et stockés dans un coin de la maison. La durée du stockage des denrées alimentaires dépend de l’utilisation des produits, mais ne dépasse pas 4 ou 5 mois. Une des meilleures façons de gérer et valoriser au mieux le stock de riz/paddy est la constitution de GCV.
Elevage laitier : effectif de vaches non disponible ;
Production de 7 à 13 litres/jour/vache
Ventes mensuelles réalisées sur le grand marché d’Ambatonandriana (Fandriana ville) :
· 4 200 kg de viande (un abattoir, une vingtaine environ de boucheries) ;
· 330 litres de lait ;
· 1 500 pièces d’œufs.
Alimentation animale
Pour le cheptel bovin, l’alimentation est essentiellement le pâturage naturel ; des compléments peuvent être apportés
- Pâturage : kindresy ou fandrotrarana, cynodon, vero, hypparhénia, danga, hétéropogon,
- Apports supplémentaires de manioc et/ou de paille de riz en élevage semi intensif (engraissement, bœufs de trait, vaches laitières)
- Production de fourrages en élevage intensif de vaches laitières
Pour l’élevage à cycle court, les animaux se contentent pour la plupart des cas des sous-produits agricoles et/ou des restes de la consommation humaine :
- Porcs : patate/manioc + son de riz (avec des CMV en élevage intensif)
- Poulets : son de riz, maïs/riz-paddy (avec des CMV en élevage intensif de poules pondeuses et poulets de chair)
- Palmipèdes : son de riz
- Lapins : herbes coupées + sous produits agricoles
Autres types d’élevage
Les autre productions animales sont : l’apiculture (production de miel et de cire), la pisciculture (associée ou non à la riziculture), et la sériciculture (production de cocons mûriers)
Les activités de pêche sont plus des occupations secondaires de passe temps et d’autoconsommation que d’utilité économique.
La commune a un potentiel en or et graphite. Mais aucune de ces filières n’est exploitée pour une véritable création de richesse.
e- Artisanat, PMI/PME, Commerce
Les principaux produits :
- Vannerie- Tissage du raphia
- Tissage de la soie
- Briqueterie et tuilerie
- Forgeron
- Scierie et menuiserie bois
- Extraction, taille et concassage des pierres de construction
Le potentiel touristique de la commune se situe au niveau du tourisme rural et culturel.
| Potentiel en tourisme rural |
Accès | ||
| Farihin’i Miry | Tsimialona | - Lac de 4 hectares - Barrage hydro agricole - Pêche lacustre | Bon, tout près du centre ville de Fandriana |
| Farihin’Ambohikely | Ambohimirary Sud | - Lac de 4 hectares | Bon |
| Hady fitososona + Hazon’Andriana | Miadana (Fkt Maharivo) | - | Moyen |
| Monts Ikiririoka + Doanin’Andriana | Morarano | - Colline historique du royaume Fisakana | Difficile |
| Monts d’Ialasarotra |
| - Site situé à la limite extérieure avec le district d’Antsirabe II - Haute colline historique du royaume Vakinankaratra | Difficile |
| Grotte de Fandànana | Malakialina Fandànana | - Un long passage souterrain reliant les deux villages de Fandànana et de Malakialina | Moyen |
Le dispositif de l’enseignement comprend : une cinquantaine d’écoles primaires publiques et privées, 2 CEG, et 4 lycées.
En dehors des écoles conventionnelles, la commune dispose également d’autres centres d’enseignement qui sont tous localisés à Fandriana ville : le CPA et CAPJ (Ankilahila), l’Ecole intégrée de l’Alliance française (Ialasora) et le CNTEMAD (Ialasora).
La commune dispose : un CSB2, deux CSB1 fonctionnels et deux CSB1 non encore opérationnels.
Quelques indicateurs sur la santé publique
Les maladies les plus rencontrées dans la commune sont : les IRA, les diarrhées, le paludisme, les HTA et les infections cutanées. 75% de ménages utilisent des WC.
La population suit une dizaine de religions dans 66 édifices. La religion chrétienne y est largement dominante avec le protestantisme (toutes tendances confondues) et le catholicisme.
Les liens familiaux sont très forts et entretenus par les valeurs traditionnelles qui sont encore fortement respectées dans les campagnes. Le village est dirigé par deux pouvoirs parallèles les Ray aman-dreny et les autorités locales. Les premiers exercent leur pouvoir lors des cérémonies traditionnelles, et les derniers pour la gestion administrative des quartiers.
Les traditions se cristallisent autour des reconnaissances des valeurs ancestrales qui se traduisent par le droit d’aînesse, la solidarité familiale voir encore plus loin autant pour le bien (famadihan-drazava, famoran-jaza, fanambadiana, fitokanan-trano vao) et les grandes opérations culturales (entraide), que pour le mal (fahafatesana olona na biby fiompy). Ce sont des formes indéniables d’entretien et de reproduction du capital social certes, mais de blocage de la capitalisation économique de l’autre pour diverses raisons :
- Peu ou pas d’accès/contrôle des jeunes aux ressources et au pouvoir dans la prise de décision, à l’origine d’un taux important de chômage, sinon de départ de ces derniers
- Dépenses le plus souvent exagérées dans les anterokalao (tso-drano, famangiana faty) et les organisations des cérémonies traditionnelles telles que le famadihan-drazana.
Trois institutions financières et assimilées interviennent dans la commune. Elles sont toutes basées à Ambositra, mais ont des caisses (CECAM) ou dépêchent des correspondants (CPR, HAINGONALA) sur place.
| N° | Dénomination | Institution Financière Mutualiste ? | Domaine d’intervention |
| 1
| CECAM Ambositra | oui | Epargne et crédit |
| 2
| CPR/PRA (ECAR) Analabe Ambositra | non (assimilée) | Crédit avec religion |
| 3
| HAINGONALA (ONG) Vatovory Ambositra | non | Crédit avec éducation |